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Pollution: Trois enfants sur quatre respirent un air toxique en France, s'alarme l'Unicef

08 avril 2019

Pollution: Trois enfants sur quatre respirent un air toxique en France, s'alarme l'Unicef

"Nous appelons au respect des droits des enfants, notamment à vivre dans un environnement sain », déclare l’Unicef qui appelle les pouvoirs publics français à agir"

Trois enfants sur quatre respirent un air toxique dans l’Hexagone, s’alarme l'Unicef France dans un rapport paru ce jeudi. C’est la première fois que l’agence onusienne se saisit de ce thème en France.
Elle appelle les pouvoirs publics à agir « au plus vite » contre la pollution et milite, aux côtés d’ONG, pour la mise en place en ville de zones de circulation restreinte suffisamment ambitieuses, alors que le parlement examine la loi d'orientation des mobilités (LOM).

 

Maladies respiratoires, diabète, syndromes dépressifs

« Quand on dit air pollué, on pense souvent pays en développement, épais brouillard…, souligne Jodie Soret, chargée des relations de l’Unicef avec les pouvoirs publics et coordinatrice de cette campagne. Mais en France, 3 enfants sur 4 respirent un air pollué, dit l’OMS. On en connaît de plus en plus les implications, il y a les maladies respiratoires mais on fait aussi le lien avec le diabète, les syndromes dépressifs… »

Les progrès réalisés pour réduire les émissions de NO2 et de particules fines, qui en ville viennent d’abord des transports, restent insuffisants, note le rapport, réalisé en partenariat avec le WWF, le Réseau Action climat et l’association Respire. « Nous appelons au respect des droits des enfants, notamment à vivre dans un environnement sain », ajoute Jodie Soret.

 

Mobilités douces et piétonnisation

L’Unicef prône la généralisation de « zones à faible émission » (à circulation restreinte) « ambitieuses », prenant notamment en compte les lieux sensibles (hôpitaux, écoles…) et « pas seulement les hyper-centres ».
Aujourd’hui dans Paris et sa couronne, 27 % des établissements recevant du public sensible sont exposés au dépassement des seuils réglementaires de NO2, ainsi que 31 % des établissements sportifs, note le rapport, citant Airparif.

L’agence recommande aussi d’encourager mieux les mobilités douces (voies réservées, forfait pour les salariés, apprentissage du vélo avant la 6e…), de tarifer les transports en commun selon les revenus, et de réguler la circulation aux abords des écoles (piétonnisation ou semi-piétonnisation).

 

Les enfants plus vulnérables

Les enfants, dont l’organisme est immature, sont vulnérables : leur fréquence respiratoire est 1,5 fois plus élevée que celle d’un adulte, leurs activités en extérieur plus fréquentes, et ils sont moins capables d’agir pour se protéger.
« La pollution de l’air provoque de l'asthme et favorise les poussées d’eczéma, et elle aggrave les pathologies respiratoires de ceux qui en ont », souligne Jocelyne Just, chef du service d’allergologie pédiatrique à l’hôpital Trousseau à Paris, dont l’Unicef a sollicité l’expertise.

 

 

 

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